histoire du kimono

Kimonos & Japon

Le KIMONO (de kiru et mono) signifie littéralement : » Quelque chose que l’on porte sur soi » ! Il est depuis le 13 ième siècle, le vêtement traditionnel du Japon en forme de T.  Il y est encore revêtu, selon la tradition, par les femmes et les hommes pour les grandes occasions.

Son port, très codifié permet de renseigner très précisément sur le statut social, marital, âge, événement de celui ou celle qui le porte. Il sera fait de soie, de coton, de lin, de chanvre, brodé, uni ou teint à la réserve (SHIBORI).

Ainsi, les jeunes femmes célibataires portent le FURISODE, avec des manches très longues et flottantes (HITOE) pouvant aller jusqu’à 1 mètre. Le FURISODE est entièrement recouvert de motifs.

A l’opposé, le TOMESODE, avec des manches plus courtes (KOSODE) est porté par les femmes mariées. Les motifs partent en dessous e la taille et sont parfois continus sur les épaules et les manches (HUMONGI).

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Le SHIROMUKU est le kimono du mariage de couleur blanche, avec des motifs colorés ildevient UCHIKAKE à manches HITOE.

 Tous sont portés avec la ceinture OBI, qui maintient le KIMONO en place. Le OBI peut être très large (jusqu’à 33 cm), long (jusqu’à 4,5 m), il est noué dans le dos avec un gros nœud.

Quant aux YUKATA et KATABIRA, ils sont beaucoup moins formels, sans doublure, plus légers et souvent en coton ou en lin.

Les années JAPONISME et après….

A la fin du 19 ième siècle, le Japon ouvre ses frontières et rentre dans l’ère MEIJI. Il sera accueilli par l’occident comme un nouveau continent esthétique à découvrir : c’est la naissance du JAPONISME.

De nombreux artistes et écrivains seront alors influencés par l’art japonais. C’est le début de l’art nouveau, du mouvement des peintres Nabi en France : Bonnard, Vuillard, Valloton, Toulouse-Lautrec, et du célèbre KLIMT en Autriche.

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Dans le milieu de la mode, Paul POIRET, Madeleine VIONNET ou Mariano FORTUNY, qui entendaient tous libérer la femme européenne du corset seront séduits par l’architecture, la taille haute et les larges manches du KIMONO.

Plus prêt de chez nous, Yves St LAURENT, John GALLIANO, KENZO,  Issey MIYAKE, Rey KAWAKUBO ou  Junto KOSCHINO auront tous revisité  l’inégalable source d’inspiration architecturale et textile qu’est le  KIMONO.